Le beauf dans toute sa splendeur.

Attention : article à caractère beaufophobe pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.

1. Repérer le beauf :

Bien souvent, le beauf a une apparence hybride, croisement entre l’ours en rut et M. Propre version obèse. Bien sûr, ne généralisons pas, parlons plutôt des signes distinctifs :

Le côté positif : en cas de chute, on peut se rattraper à ses cheveux. Côté négatif : le package général.

Vie quotidienne :

Le beauf se pare de ses plus beaux torchons vêtements pour se présenter au monde sans complexes (marcel blanc, chemise à motifs intimidants tels dragons, lions et autres créatures féroces, t-shirt de football, nus-pieds confortables, casquettes/visières/bobs à imprimés audacieux tels des chiffres sans signification, des animaux ou des idoles – nous y reviendrons plus tard -, shorts informes aux couleurs improbables et, l’accessoire qui fait la différence, le mousquetton pour accrocher les clefs et/ou une saccoche dite « banane »). Il existe également la variante « le beauf en vacances » : dans ce cas-ci, il n’a besoin que de deux choses, un slip moule-bite et des sandalettes à scratchs.

Vous l’aurez remarqué, il privilégie le pratique au beau, ne sachant pas qu’il est possible d’associer les deux. Capillairement parlant, le beauf n’est pas farouche : il ose. Une fois de plus, il montre que c’est un homme, un vrai, qui a des bonnes grosses couilles bien pleines. Tout est possible : de la coupe mulet au carré militaire en passant par de jolis trous disséminés de-ci de-là sur l’intégralité de son crâne.

Il ne manque plus qu’un tatouage tribal autour du biceps et le compte y est.

Par sa démarche, il en impose, muscles bien en avant à commencer par son « muscle » principal : son bide à bière. Il intrigue de par les poils entortillés comme une queue de cochon qu’il possède sur le torse et les épaules. C’est peut être joli les bouclettes, mais pas toujours, preuve en est.

Ses célébrités favorites ne sont autres que les artistes les plus déchus de la planète : Johnny (sponsorisé par les beaufs à 80%), Patrick Sebastien et ses chansons paillardes et folichonnes, Bigard et son célèbre « lâché d’salopes », le pendant féminin de Bigard, à savoir Muriel Robin, étendart de la beaufitude féminine (bien que drôle dans les Visiteurs 2), Clara Morgane, non pas pour ses talents échecs artistiques mais pour son cul, globalement toute femme célèbre qu’on peut qualifier de « bonne », et j’en passe…

En soirée :

Il se réunit avec ses autres amis beaufs pour parler cul et grosses cilindrées. Tous rient de bon coeur et se grattent les couilles à table, tirant sur leurs doigts boudinés et lâchant de violents pets à faire s’évanouir l’équivalent volumique d’un mammouth.

Pouet pouet on rigole, la fête bât son plein!

Tous mangent comme de gros porcs, empoignant leurs couverts avec hargne et incérant leurs crocs acérés dans la bareback mise à leur disposition. Ces ventripotents couperaient l’appétit à n’importe quel prisonnier du camp d’Auschwitz.

– Sujets principaux de conversation :

* « Putain elle est bonne celle-là j’la baiserais bien cette salope! ».

L’idéal « féminin » du beauf.

* « Mais marque enculé t’es payé pour ça, il va nous faire perdre ce connard! ».
* « T’inquiète moi j’te bois ça cul sec j’suis pas un pd hein! Beurk ces sales taffioles ils m’font gerber… ».
* « T’as vu l’concert de Johnny? Le moment où il enlève son manteau comme ça, et il le balance au sol, et il nous matte comme ça, putain trop impressionnant j’avais des frissons mec, ça c’est un mec bordel! ».

Voilà une entrée qui laisse pantois.

S’il y a de la nenette, il va faire marcher ses neuronnes et sortir ses plus belles phrases pseudo-philosophiques à la mords-moi le noeud. Se reporter à l’article « la séduction par un beauf« , très précis à ce sujet.

Passions :

Le bowling, loisir grâce auquel il peut montrer son agilité et sa capacité à viser avec précision dans un amas de matière quelconque.

Le football, LE sport par excellence, preuve de masculinité absolue.

Tout sport de combat ayant pour but de déformer le visage d’un adversaire et de prouver sa grande force.

La foire, passion ultime du beauf (avec Johnny, le cassoulet, et péter – les deux derniers vont bien sûr de paire -), lui permettant de montrer son côté boute-en-train et rigolard ainsi que sa virilité durant l’épreuve du punching ball.

En boîte :

Vous voyez le mec has (never) been qui agite ses bras dans tous les sens en faisant une petite moue satisfaite et qui sautille avec entrain? C’est lui. Tel Mimisiku débarquant en ville, le beauf est dépaysé dans cet univers bling-bling. Ainsi, il se déplace de sa démarche chaloupée de balourd, mettant un pied devant l’autre et remuant son imposant popotin toujours de la même façon, sans trop savoir ce qu’il fait.

Vous sentez une odeur d’after-shave et de tabac s’approcher de vous ainsi qu’une grosse paluche velue se coller à vos fesses mesdemoiselles? C’est encore lui, tentant le tout pour le tout.

2. Règles de beaufitude :

– La plus importante, et à ne JAMAIS perdre de vue : le beauf n’a pas conscience de sa nature. Il est du genre à se railler des cas sociaux présentés dans Confessions Intimes sans réaliser qu’il en fait partie.

– Les salles de muscu sont son lieu d’épanouissement. Muscles = virilité.

– Saucisson, fromage, cassoulet et bière constituent la base de son alimentation. Parfois, il consomme le tout en une fois.

– Il est du genre à appeler sa fille Pamela ou Stacy et son fils Johnny ou Brandon.

– La seule position du kama-sutra qui lui soit familière est celle du missionaire, car le beauf fatigue vite.

– Il aime manipuler des boules : les siennes en premier lieu, puis les boules de pétanque bien sûr. Peut être est-ce un pédé refoulé?! (Attention, je vais me faire casser la gueule).

3. Eviter Fuir le beauf :

Vous l’avez compris, personne ne veut ressembler à cette forme de vie primitive qu’est le beauf, car à l’inverse d’un enfant laid qu’on peut qualifier de « belle quantité d’humanité » pour éviter de dire qu’il a un physique abject, il n’existe pas de parade pour complimenter le beauf alors qu’on le méprise.

De son vivant, F-X a toujours su éviter les beaufs. Quelque chose me dit que sa mort lui permet d’en faire autant.

– S’habiller avec goût est la règle primordiale. Cela fonctionne surtout pour les hommes, car pour vous, jolies filles de la planète, il n’existe malheureusement aucune solution pour lui échapper, vous êtes coincées.

– Étaler son intelligence. Le beauf est comme un enfant : lorsqu’il ne comprend pas, il se frustre et s’énerve, tapant du poing sur la table.

– Être gay. Meilleure solution toutes catégories confondues (pour les hommes bien entendu, les lesbiennes ça fait bander).

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